Sexospécificités et migration

Last updated on 23 Mars 2020

Les raisons et les conséquences de la mobilité humaine sont façonnés par divers facteurs tels que les règles coutumières fondées sur les attentes à l’égard des différents sexes, l’appartenance ethnique, la race, l’âge et la classe. Parmi ceux-ci, on peut affirmer que les sexospécificités entraînent les incidences les plus importantes sur les expériences migratoires des hommes, femmes, garçons, filles et des personnes s’identifiant comme lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres et intersexuées (LGBTI). Ainsi, l’intégration des questions de genre dans l’élaboration et la planification de politiques peut contribuer à l’autonomisation économique et sociale des personnes et promouvoir l’égalité entre les sexes, tandis que leur omission peut exposer ces personnes à des risques et des vulnérabilités supplémentaires, et perpétuer ou accroître les inégalités. 

Le Pacte mondial sur les migrations et la Déclaration de New York pour les réfugiés et les migrants appellent à ventiler davantage de données migratoires par sexe et par âge. Ces deux instruments reconnaissent que les données ventilées par sexe permettent d’identifier et d’analyser les vulnérabilités et les capacités propres aux femmes et aux hommes, et ainsi de mettre en évidence les lacunes et les inégalités. Ces données permettent également d’analyser comment les normes sexospécifiques peuvent influer sur les expériences des femmes et des hommes dans les processus migratoires, et en retour, comment leurs expériences peuvent faire évoluer les normes sexospécifiques. S’il est important de prendre en considération les expériences des femmes et des filles, qui ont parfois été négligées, il est tout aussi important de prendre en considération les expériences des hommes, des garçons et des personnes LGBTI, eux aussi exposés à des formes de violences ou de vulnérabilités du genre au cours des différents processus migratoires.